La voleuse de livres – Markus ZUSAK (Pocket Jeunesse) 2ème PRIX 2009
« Je pourrais me présenter dans les règles, mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Vous ferez bien assez tôt ma connaissance, en fonction d’un certain nombre de paramètres. Disons simplement qu’à un moment donné, je me pencherai sur vous, avec bienveillance. Votre âme reposera dans mes bras. »
Voilà. C’est la Mort qui nous raconte l’histoire. Un narrateur surprenant, plein d’humour noir, qui vient donner une dynamique au récit déconstruisant ainsi toute linéarité. Par des jeux de parenthèses ponctuées par-ci par-là dans le texte (« Un détail », « Une petite théorie »…), la Mort nous livre des détails d’un point de vue omniscient : elle connaît tout, la mort de chacun avant-même qu’elle n’arrive, leurs pensées et leurs secrets.
Elle nous livre ainsi des éléments qui viennent chambouler la chronologie du récit et étoffer le caractère de chacun des personnages. Un roman tendre, poétique et plein d’espoir pour l’humanité malgré la folie du monde…
L’histoire sinon ? « Une simple histoire, en fait, où il est question, notamment :
- D’une fillette ;
- De mots ;
- D’un accordéoniste ;
- D’allemands fanatiques ;
- D’un boxeur juif ;
– Et d’un certain nombre de vols. »
Extrait du prologue, narré par la Mort.
L’auteur nous livre ici un roman policier inspiré d’un fait réel, une histoire habile entre passé et présent. C’est tout d’abord l’histoire d’une jeune adjudant chef qui mène l’enquête sur une série de meurtres, puis, plus en profondeur et dans un récit antérieur, une personne nous raconte son adolescence passée à subir le harcèlement d’un trio de rappeurs.
Voici l’histoire de Kao, un jeune garçon de 15 ans, qui nous entraîne dans une folle poursuite à la recherche d’images. Nous sommes en 2037 dans une société où l’impératrice Harmony et le Conseil des ministres ont adopté et promulgué la loi Bradbury interdisant toutes les images sur l’ensemble du territoire. Pour faire respecter cette loi, une brigade spéciale, la Brigade de l’Œil, a été formée pour brûler les images encore en circulation et les pupilles de ceux qui en possèdent.
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